Burning

Retour sur un flim qui m’avait intéressé via sa bande annonce et que je m’étais donc décidé à aller voir, bien que l’on m’ait répété à l’envi qu’il était trop long (ce qu’il n’est pas). J’étais d’autant plus étonné que malgré mon appétence particulière pour le cinéma asiatique, je n’avais jamais rien vu de ce réalisateur (Lee Chang-Dong), qui a pourtant déjà quelques longs métrages à son actif !

C’est un flim à regarder, une fois de plus, sans lire le synopsis. À mon sens, cela gâcherait complètement la découverte du progressif et lent déroulement de l’intrigue. Plutôt que long, car je n’ai pas du tout trouvé que ce flim souffre de longueurs, c’est plutôt un flim dense que l’on a, un thriller qui avance doucement et qui mêle de nombreuses choses. Un jeune coursier sans le sou, une hôtesse d’accueil tout aussi démunie et seule, et un type bizarre plein de blé ; on pourrait croire à un banal triangle amoureux, mais pas du tout. D’autant que ce flim aborde aussi des sujets politiques et sociaux, en confrontant un personnage sans le sou et désirant écrire, à un jeune type riche voulant posséder tout ce qui l’entoure. Les rôles sont très bien joués par des acteurs très justes.

Comme souvent avec le cinéma coréen, il y a une douceur, une poésie et un souci du détail qui me plaît particulièrement (par exemple, avec cette histoire de rayon de soleil par la fenêtre de Haemi). Alex Hong Kyung-Pyo nous offre aussi une photographie très colorée, belle et travaillée. L’intensité du thriller monte constamment au cours du flim, et la réalisation est sur ce point très maîtrisée.

C’est donc non seulement intense, mais aussi fin, photographiquement plutôt beau, et aussi bien joué que bien réalisé ; un thriller où se mêlent sentiments, ressentiments et politique. Il y a dans ce flim autant d’attention aux détails que de place donnée au mystère. C’est beau, c’est bien et c’est captivant : allez le voir.

En résumé…

Burning

Burning

Réalisation : Lee Chang-Dong

Photographie : Alex Hong Kyung-Pyo

Scénario : Lee Chang-Dong, Oh Jung-mi

Pays : Corée du Sud

Année : 2018

C'est donc non seulement intense, mais aussi fin, photographiquement plutôt beau, et aussi bien joué que bien réalisé ; un thriller où se mêlent sentiments, ressentiments et politique.

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